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TV Shootout 2026 : OLED contre RGB-LED, six téléviseurs LG, Samsung et Sony se disputent le titre aujourd'hui

Ce 18 juillet, le TV Shootout de Value Electronics oppose six modèles LG, Samsung et Sony à Scarsdale. Pour la première fois, la compétition sépare l'OLED des nouveaux LCD à rétroéclairage RGB.

Chaque été, une poignée de professionnels de l'image se retrouve dans la banlieue de New York pour élire le meilleur téléviseur du marché. Ce samedi 18 juillet, le TV Shootout 2026 de Value Electronics aligne six modèles haut de gamme de LG, Samsung et Sony. Nouveauté cette année : la bataille se joue sur deux terrains séparés, l'OLED d'un côté, les nouveaux LCD à rétroéclairage RGB de l'autre.

Jury du TV Shootout de Value Electronics évaluant les téléviseurs alignés dans le showroom de Scarsdale
© eCoustics / Value Electronics

Deux catégories, six prétendants au titre de « roi de la TV »

Robert Zohn organise ce comparatif depuis 2004 dans le showroom de Value Electronics, à Scarsdale, et c'est devenu le rendez-vous que suit toute l'industrie audiovisuelle nord-américaine. La méthode ne change pas : on rassemble les fleurons de l'année, on les calibre selon les mêmes réglages, puis on les soumet à un jury de journalistes spécialisés, de calibreurs certifiés et de créateurs vidéo. Les votes portent sur le contraste, la fidélité des couleurs, la saturation, la fluidité de mouvement. Mires de test d'abord. Contenus réels ensuite.

L'édition 2026 sépare l'épreuve en deux. En OLED 65 pouces, la Sony Bravia 8 Mark II (K65XR80M2), la Samsung S95H (QN65S95H) et la LG G6 (OLED65G6WUA) se tiennent dans un mouchoir de poche, toutes trois autour de 3 300 dollars. En LCD à rétroéclairage RGB 75 pouces, la Sony Bravia 9 II (K75XR90M2, 4 599 $) affronte la LG 75MRGB95BUA (4 999 $) et la Samsung R95H (MRN75R95H, 4 499 $). Six téléviseurs, deux trophées à la clé.

Le RGB-LED, la vraie rupture de l'année

Si le concours se dédouble, c'est que les LCD ont franchi un cap. Jusqu'ici, un écran à cristaux liquides éclairait sa dalle avec des LED bleues, qu'une couche de phosphore ou de points quantiques transformait ensuite en couleurs. La nouvelle génération jette ce compromis à la poubelle : elle pilote directement des LED rouges, vertes et bleues. On y gagne des primaires plus pures, un volume de couleur plus large, et des pics de luminosité qui montent jusqu'à 4 000 nits environ. À côté, l'OLED plafonne autour de 2 500 à 2 700 nits.

Sony appelle ça « True RGB », Samsung parle de « Micro RGB ». Sur la Bravia 9 II, les premières mesures indépendantes frôlent les 4 000 nits, avec une couverture de l'espace BT.2020 qui, par endroits, tient tête à un moniteur de référence professionnel. Voilà pourquoi le LCD ose de nouveau défier l'OLED après des années passées à courir derrière : il apporte enfin la luminosité et la saturation qui lui faisaient défaut. Sur le papier, du moins. Reste à voir ce que le jury en pense une fois les images à l'écran.

L'OLED répond avec ses noirs absolus

En face, l'OLED conserve un avantage que le LCD ne rattrapera jamais complètement. Chaque pixel fabrique sa propre lumière et s'éteint pour de bon quand il doit afficher du noir, sans halo autour des objets clairs ni fuite de rétroéclairage. La Samsung S95H, une QD-OLED, pousse à 2 700 nits sur une fenêtre de 10 %, soit près de 30 % de mieux que l'an dernier, avec un blanc plein écran mesuré à 458 nits et une dalle mate qui avale les reflets. La LG G6 joue une autre carte : dalle Tandem RGB de deuxième génération, processeur Alpha 11 Gen 3, traitement 12 bits qui efface une bonne partie du banding dans les dégradés.

Tout se ramène donc à un vieux dilemme, mais rarement aussi serré. D'un côté la luminosité et le volume de couleur du RGB-LED. De l'autre le contraste infini, l'uniformité et les angles de vision de l'OLED. La question posée au jury tient en une phrase : la force brute du LCD nouvelle génération suffit-elle enfin à faire tomber la perfection des noirs ?

CaractéristiqueOLED (dalle auto-émissive)LCD RGB-LED (rétroéclairage RGB)
Luminosité de pic~2 500 à 2 700 nitsjusqu'à ~4 000 nits
NoirsParfaits, pixel éteintTrès profonds, mais rétroéclairés
Volume colorimétriqueExcellentSupérieur en pointe (BT.2020 étendu)
Angles de visionTrès largesBons, légèrement en retrait
Risque de halo (blooming)InexistantFaible mais présent
Tarif indicatif 2026~3 300 $ (65 pouces)4 500 à 5 000 $ (75 pouces)

Un verdict scruté par toute l'industrie

Depuis quelques éditions, Sony rafle le titre de « King of TV » avec ses dalles QD-OLED, saluées pour leur justesse de couleur et la qualité de leur traitement d'image. L'arrivée du RGB-LED rebat forcément les pronostics. Un LCD peut-il, pour la première fois depuis longtemps, coiffer les meilleurs OLED du moment ? Le résultat tombe en fin de journée sur eCoustics et en vidéo, et il pèsera dans les conseils d'achat de la rentrée.

Pour l'acheteur français, l'affaire va plus loin que le simple palmarès. Ces modèles, ou leurs cousins européens, arrivent peu à peu en rayon à des tarifs encore salés, mais ils tracent la direction du marché. La techno RGB rodée sur ces flagships descend déjà vers des gammes plus abordables, chez Hisense et TCL notamment. Le duel de Scarsdale de ce week-end donne donc un avant-goût de ce qui remplira nos salons d'ici un an ou deux, une fois les prix redevenus raisonnables.

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Rédaction TV Expert

Expert TV indépendant. Teste et compare des téléviseurs depuis plus de 10 ans. Spécialisé en calibration d'image et technologie d'affichage.