La 4K, ou Ultra HD, affiche 3 840 × 2 160 pixels, soit quatre fois la surface d'un Full HD. C'est devenu le standard : la quasi-totalité des téléviseurs de 43 pouces et plus vendus aujourd'hui sont en 4K, et le catalogue le reflète.
Ce qui compte désormais n'est plus le nombre de pixels. C'est la qualité du HDR, la luminosité, la fréquence de la dalle et la façon dont l'écran traite les sources en définition inférieure — parce que la majorité de ce que vous regardez n'est toujours pas en 4K.
C'est la question que personne ne pose et qui décide de l'achat.
La résolution ne se juge pas seule : elle dépend de la diagonale et de la distance. En 32 pouces à trois mètres, l'œil humain ne distingue pas un Full HD d'un 4K. En 55 pouces à deux mètres, la différence est nette. En 75 pouces, le Full HD devient franchement gênant.
Repères pratiques : jusqu'à 40 pouces, la 4K est un supplément dont vous ne verrez rien à distance de salon. À partir de 50 pouces, elle devient utile. À partir de 65, elle n'est plus négociable. Si un vendeur vous propose un 32 pouces 4K à 60 € de plus qu'un Full HD équivalent, les 60 € sont mieux placés dans une barre de son.
Deux téléviseurs 4K peuvent produire des images radicalement différentes. La résolution est identique ; tout le reste change.
Le HDR élargit l'écart entre les zones sombres et lumineuses de l'image. Pour qu'il produise un effet, il faut de la luminosité et un contraste réel — donc soit des pixels auto-émissifs, soit un rétroéclairage à gradation locale. Un téléviseur 4K à 350 € affiche l'étiquette HDR10 et ne dispose ni de l'un ni de l'autre : il reçoit le signal HDR et l'affiche en écrasant tout, parfois avec un résultat plus terne que la version standard.
La hiérarchie utile, pour un même budget : un excellent Full HD n'existe plus dans les grandes diagonales, donc le choix se fait entre un 4K médiocre et un 4K correct. Mieux vaut un 4K de 50 pouces bien éclairé qu'un 4K de 65 pouces à rétroéclairage périphérique.
Bien moins souvent qu'on le croit, et c'est ce qui rend le traitement d'image décisif.
Conséquence : le processeur d'image qui remet à l'échelle une source 1080p vers votre dalle 4K travaille la plupart du temps. C'est là que Sony et LG creusent l'écart avec les marques d'entrée de gamme — pas sur le nombre de pixels, qui est identique partout.
Le 8K existe dans notre catalogue, avec un prix moyen autour de 3 000 €. Notre avis est simple : à moins de posséder un écran de plus de 85 pouces et de vous asseoir très près, il n'y a rien à y gagner aujourd'hui. Aucune source grand public ne diffuse en 8K, et la remise à l'échelle depuis la 4K n'apporte pas d'amélioration visible à distance normale.
L'argent est mieux placé dans un 4K haut de gamme de la même diagonale : meilleur rétroéclairage, meilleur traitement, meilleure fréquence. Vous verrez la différence tous les jours, ce qui n'est pas le cas de la définition supplémentaire.
La fréquence native de la dalle d'abord, si vous jouez. Le type de rétroéclairage ensuite, avec ou sans gradation locale. Les formats HDR pris en charge — Dolby Vision, HDR10+, HLG — puis le nombre de ports HDMI 2.1 si une console récente est prévue.
La résolution, elle, ne mérite plus qu'un regard : sur cette page, tous les modèles l'ont.
Puisque la majorité des sources n'est pas en 4K, la remise à l'échelle est le traitement qui compte le plus au quotidien. Personne ne publie de mesure comparable là-dessus, donc voici comment se faire une idée par soi-même.
En magasin, ne regardez pas la démonstration 4K qui tourne en boucle : elle est calibrée pour flatter l'écran. Demandez à basculer sur une chaîne de la télévision hertzienne, en Full HD ou moins. C'est là que les écarts apparaissent. Un bon processeur restitue une image nette sans halo autour des contours ni bruit dans les zones uniformes. Un mauvais processeur produit des contours durs, des aplats granuleux et des visages plastifiés.
Sony et LG conservent une avance réelle sur ce point, et c'est souvent ce qui justifie leur écart de prix bien plus que leurs caractéristiques affichées. Les marques d'entrée de gamme se rattrapent sur les fiches techniques, pas sur le traitement.
Un flux 4K à 60 images par seconde en HDR demande une bande passante que tous les câbles et tous les ports ne fournissent pas.
Un téléviseur 4K fait un grand écran d'ordinateur peu coûteux, mais deux réserves s'imposent.
La disposition des sous-pixels d'une dalle de téléviseur n'est pas optimisée pour le texte, et le rendu des polices fines reste inférieur à celui d'un moniteur, surtout sur les dalles à structure non standard. À plus d'un mètre de distance, la gêne disparaît ; à cinquante centimètres, elle est réelle.
Le second point est la latence. Sans mode jeu activé, le déplacement de la souris paraît mou. Le mode jeu règle le problème mais désactive une partie du traitement d'image, ce qui est sans importance pour du bureautique.
À partir de 43 pouces, un téléviseur 4K devient une alternative sérieuse à un moniteur de même taille, pour un tiers du prix. En dessous, la densité de pixels d'un moniteur reste préférable.