LG est le premier fabricant mondial de dalles OLED, et cela structure toute sa gamme : les OLED en haut, les QNED à rétroéclairage Mini-LED au milieu, les LED classiques en entrée.
Deux avantages concrets sur Samsung, son concurrent direct. LG prend en charge le Dolby Vision sur l'ensemble de ses gammes, et son système webOS reçoit des mises à jour applicatives plus longtemps. Prix moyen autour de 1 120 €, premier prix à 168 €.
LG fabrique les dalles WOLED qu'on retrouve aussi chez Sony, Philips et Panasonic. Sur ses propres téléviseurs, la marque maîtrise donc l'ensemble de la chaîne, et cela se voit sur la calibration d'usine.
La gamme se lit par lettre : la série B est l'entrée OLED, la C le milieu — la plus vendue et souvent la plus intelligente à l'achat —, la G apporte plus de luminosité, et la série M ou W joue sur le format. L'écart entre B et C porte surtout sur le processeur d'image et la fréquence ; entre C et G, sur la luminosité de pointe.
Le QNED combine quantum dots et rétroéclairage Mini-LED. C'est la réponse de LG au Neo QLED de Samsung, et sur les grandes diagonales elle coûte nettement moins cher qu'un OLED de taille équivalente.
Dans une pièce très lumineuse, un QNED haut de gamme donnera souvent une meilleure image qu'un OLED d'entrée de gamme au même prix : plus de réserve de luminosité, aucun risque de marquage, et le Dolby Vision est présent dans les deux cas. C'est le raisonnement que nous tiendrions pour un salon exposé plein sud.
LG prend en charge le Dolby Vision de l'entrée au haut de gamme, ainsi que le HLG pour le direct. La marque ignore le HDR10+, ce qui reste sans conséquence pratique : le catalogue de contenus HDR10+ est bien plus mince, et Prime Video en est le principal pourvoyeur.
Attention néanmoins au raccourci que le logo encourage. Sur un LED d'entrée de gamme LG à rétroéclairage périphérique, le Dolby Vision est annoncé et son apport est minime : la dalle n'a ni la luminosité ni le contraste pour exécuter la consigne. Le format devient réellement utile à partir des QNED à gradation locale.
C'est l'argument le plus mal valorisé en magasin, parce qu'il ne se démontre pas : il se constate quatre ans après l'achat. LG s'engage sur plusieurs mises à jour majeures de webOS, applications comprises, là où la concurrence abandonne plus vite.
Sur un téléviseur que vous gardez huit ans, cela décide de savoir si les applications intégrées serviront encore ou s'il faudra ajouter un boîtier externe. Prévoyez malgré tout un port HDMI libre : aucun constructeur ne garantit huit ans.
LG livre une télécommande à capteur de mouvement : on pointe l'écran, un curseur suit, et la molette centrale accélère la navigation dans les longues listes.
C'est le sujet le plus clivant de la marque. Beaucoup la trouvent immédiatement naturelle, d'autres ne s'y habituent jamais et n'utilisent plus que les flèches. Si l'écran est destiné à une personne âgée ou peu familière des interfaces, essayez-la avant de commander.
Le son, d'abord, sur les gammes OLED. La finesse du châssis laisse peu de volume aux haut-parleurs, et le résultat manque de corps. Une barre de son n'est pas un luxe sur ces modèles, elle fait partie du budget.
La luminosité de pointe ensuite, comparée aux meilleurs Mini-LED. Un OLED LG reste en dessous d'un Neo QLED haut de gamme dans une pièce très éclairée en journée. C'est une limite physique de la technologie, pas un défaut de la marque.
L'écran d'accueil de webOS, enfin, s'est chargé de recommandations et de contenus sponsorisés au fil des versions. On peut réorganiser, pas revenir à une simple grille.
La question revient systématiquement sur les OLED, et elle mérite mieux qu'un déni ou une panique.
LG a ajouté du décalage de pixels, de la détection de logo et des cycles de rafraîchissement automatiques. Sur un usage mélangé — films, séries, sport, jeu — le risque est devenu marginal. Sur un écran qui affiche la même chaîne d'information avec le même bandeau douze heures par jour pendant cinq ans, il existe encore.
Si votre usage ressemble au second cas, prenez un QNED. La technologie n'est pas en cause, votre usage l'est.
Sous 500 €, LG n'est pas le meilleur rapport qualité-prix : les marques chinoises offrent davantage de caractéristiques au même tarif. Vous payez le suivi logiciel et le service après-vente, ce qui est défendable mais qu'il faut choisir en connaissance.
Entre 900 et 1 400 €, un OLED de série C en 55 ou 65 pouces est l'un des meilleurs achats du marché, toutes marques confondues. C'est là que la gamme LG est la plus convaincante.
Au-delà de 2 500 €, vous payez la diagonale, la puissance sonore et un supplément de luminosité. La qualité d'affichage progresse peu par rapport à une série C bien choisie.
Si le cinéma en soirée est votre usage principal, LG, franchement. Le Dolby Vision et les noirs de l'OLED font la différence, et le suivi logiciel plus long protège votre achat.
Si votre salon est très lumineux, si vous regardez beaucoup de sport en journée, ou si vous voulez l'interface la plus rapide possible sans y penser, Samsung reprend l'avantage. Ce n'est pas un match entre deux qualités, c'est un match entre deux pièces.
Le raisonnement differe selon la technologie, et c'est important sur cette marque.
Un QNED ou un LED reconditionne ne pose pas de probleme de dalle : pas de marquage possible, pas de perte de luminosite mesurable en quelques annees. Un OLED reconditionne, en revanche, demande de la prudence — rien ne renseigne sur l'usage precedent, et un ecran ayant affiche une chaine d'information en continu peut porter un marquage invisible sur fond clair mais genant sur les aplats sombres.
Exigez une garantie effective et un droit de retour. Sur un OLED a 900 EUR reconditionne, c'est la seule protection reelle.
LG utilise une grammaire assez lisible. Prenons OLED55C4 : la technologie, la diagonale, la serie, l'annee. Le chiffre final designe le millesime — 3 pour 2023, 4 pour 2024, 5 pour 2025.
Comme chez Samsung, la serie compte davantage que l'annee. Un C de l'annee precedente solde vaut mieux qu'un B neuf : meilleur processeur, meilleure luminosite, souvent une meilleure connectique. Regardez la lettre avant le chiffre.