Soixante-quatre téléviseurs Mini-LED en 65 pouces, de 519 € à 5 199 €, médiane à 890 €. Cette page est celle où la technologie devient un achat évident plutôt qu'un arbitrage.
Deux mesures le montrent. Le QLED classique de la même diagonale ressort à 860 € : vingt-neuf euros d'écart. Et l'OLED à 1 918 €, soit 2,2 fois plus. Le Mini-LED occupe exactement l'espace entre les deux, et sur cette diagonale il le fait au prix du moins cher des deux.
C'est le fait central de cette page. Pour un surcoût médian de vingt-neuf euros par rapport à un QLED à rétroéclairage périphérique, on obtient une dalle éclairée par des milliers de diodes miniatures groupées en zones que l'écran assombrit indépendamment.
Sur une scène nocturne, la différence est immédiate : les noirs deviennent noirs au lieu de rester gris. C'est le seul saut de qualité d'image que l'on peut encore obtenir pour trente euros en 2026.
Et c'est celui que les fiches taisent le plus systématiquement. Avec quelques dizaines de zones, l'écran assombrit de larges blocs et produit un halo visible autour d'un objet clair sur fond sombre. Avec plusieurs centaines, le phénomène devient difficile à prendre en défaut.
Un moyen de juger en magasin sans instrument : chercher une scène avec des sous-titres blancs sur une image noire. Si un voile lumineux entoure le texte, le nombre de zones est faible. Entre un modèle à 600 € et un à 1 300 € sur cette page, c'est presque toujours ce paramètre qui explique l'écart.
Trente références sur soixante-quatre dépassent 100 Hz, dix-sept annoncent 144 Hz, trente-trois déclarent le VRR. Rapportée à la taille de la sélection, aucune autre technologie du comparateur n'affiche cette proportion sur cette diagonale.
Le Mini-LED garde en plus un avantage structurel sur l'OLED devant une console : aucun risque de marquage, quel que soit le temps passé sur une interface fixe ou un compteur de munitions. Pour une PS5 branchée huit heures par week-end, c'est un argument sérieux.
TCL et Samsung placent quatorze références chacun, LG dix, Hisense sept. Les appellations diffèrent alors que le principe est le même : Neo QLED chez Samsung, QNED chez LG, QD Mini LED chez TCL, ULED chez Hisense.
Une réserve sur nos données avant de conclure : cette sélection contient quelques modèles mal classés, dont un OLED de 83 pouces. Vérifiez la diagonale et la technologie sur la fiche produit avant de commander — le nom du modèle est plus fiable que le champ technique.
Aucun constructeur n'écrit « Mini-LED » sur son carton de la même façon, ce qui rend la comparaison pénible en magasin. Samsung dit Neo QLED et met un préfixe QN sur la référence. LG dit QNED. TCL dit QD Mini LED, parfois avec un suffixe Pro. Hisense dit ULED, parfois Mini-LED X.
Derrière ces cinq noms, le principe est identique. Le piège est ailleurs : certaines gammes intermédiaires portent une appellation très proche sans avoir le rétroéclairage correspondant. Un QNED n'est pas toujours du Mini-LED chez LG selon le millésime, et un ULED Hisense d'entrée de gamme peut être un simple LED à gradation directe.
C'est l'argument où le Mini-LED bat l'OLED sans discussion, et celui que notre catalogue documente le plus mal : le champ de luminosité n'est renseigné que sur treize pour cent des fiches, et contient parfois des valeurs qui ne sont pas des nits.
À défaut de chiffre fiable, un repère : les mentions de luminosité de pointe annoncées par les constructeurs correspondent à une fenêtre de quelques pour cent de l'écran, pas à une image entière. Un modèle annoncé à 2 000 nits n'affiche pas 2 000 nits sur un plan de plage. Pour juger en magasin, comparez deux écrans côte à côte sur la même scène claire, c'est plus parlant que n'importe quelle fiche.