Quatre-vingt-treize téléviseurs QLED en 65 pouces, de 420 € à 9 978 €, médiane à 860 €. Et un chiffre qui devrait décider de votre achat : sur cette diagonale, le Mini-LED ressort à 889 € de médiane.
Vingt-neuf euros d'écart, soit un peu plus de trois pour cent. À ce niveau, l'argument du QLED à rétroéclairage périphérique s'effondre : pour le prix d'un café par mois pendant un an, on obtient une gradation par zones qui change réellement le contraste.
Le Mini-LED a été poussé vers le milieu de gamme d'abord sur les grandes diagonales, où la marge absolue permettait d'absorber le surcoût du rétroéclairage. TCL et Hisense ont ouvert la voie, Samsung et LG ont suivi avec les Neo QLED et les QNED.
Résultat : en 65 pouces, les deux populations se croisent. Quatre-vingt-treize QLED contre soixante-quatre Mini-LED, à trois pour cent d'écart de médiane. En 43 pouces le rapport est tout autre, quatorze Mini-LED seulement, et l'arbitrage y penche dans l'autre sens.
L'OLED en 65 pouces affiche une médiane de 1 918 €, soit 2,2 fois le QLED. L'écart est considérable et ne se justifie que dans des conditions précises : pièce sombre, contenus cinéma, et acceptation du risque de marquage.
Dans un salon lumineux où le téléviseur sert aussi de fond aux repas et aux matchs, ce doublement de budget est difficile à défendre. Le Mini-LED occupe exactement cet espace et c'est ce qui explique sa progression rapide.
Trente-six références sur quatre-vingt-treize, avec Tizen sur trente-sept modèles. TCL en place onze, Hisense neuf, Philips cinq. Google TV équipe vingt-quatre références.
Les extrêmes hauts sont là aussi des gammes décoratives : 9 898 € pour un The Frame de 65 pouces, 4 799 € pour un Sylvox conçu pour l'extérieur. Le troisième quartile, à 1 299 €, décrit beaucoup mieux le haut du marché réel.
Un 65 pouces demande environ deux mètres cinquante à trois mètres de recul. En deçà, les défauts de compression des flux hertziens deviennent visibles et les mouvements de caméra fatiguent.
Douze références dépassent 100 Hz, trente-et-une déclarent le VRR. Là encore, la proportion est meilleure du côté du Mini-LED, où trente références sur soixante-quatre passent la barre des 100 Hz. Pour du jeu vidéo sur grand écran, la conclusion de cette page est la même que pour l'image : à vingt-neuf euros près, le Mini-LED gagne.
Un 65 pouces mesure environ 145 cm de large, contre 123 cm pour un 55 pouces. Vingt-deux centimètres qui ne passent pas partout, et qu'il faut mesurer sur le meuble avant de commander plutôt qu'après livraison.
Le recul recommandé se situe entre deux mètres cinquante et trois mètres. En dessous de deux mètres vingt, les défauts de compression des chaînes hertziennes deviennent voyants : la 4K n'améliore pas une source en 1080i, elle l'agrandit. C'est le reproche le plus fréquent après un passage du 55 au 65 pouces dans une pièce trop petite.
Trente-sept références sous Tizen, vingt-quatre sous Google TV, sept sous VIDAA. Sur une diagonale à ce niveau de prix, le matériel est généralement assez dimensionné pour que Google TV reste fluide, ce qui n'est pas le cas en entrée de gamme.
L'arbitrage se déplace donc vers le catalogue applicatif, où Google TV garde l'avantage, et vers la longévité des mises à jour, où Samsung et LG tiennent mieux la distance que les marques chinoises. À budget égal sur cette page, aucune des deux options n'est un mauvais choix.