Cent quinze téléviseurs, de 293 € à 4 599 €, médiane à 608 €. Le chiffre intéressant n'est pas celui-là : en 55 pouces, le QLED est la technologie la moins chère du marché. Le LED classique ressort à 639 € de médiane, le Mini-LED à 699 €, l'OLED à 1 358 €.
Autrement dit, la technologie vendue comme un cran au-dessus du LED coûte en réalité 31 € de moins. C'est le résultat d'une offre chinoise abondante qui a tiré les prix du QLED vers le bas, pendant que le LED gardait des modèles milieu de gamme plus chers.
Cent quinze références en QLED sur cette seule diagonale, contre soixante-sept en 50 pouces et quatre-vingt-treize en 65. Le 55 pouces concentre l'offre parce qu'il correspond au recul dont dispose la plupart des salons français, entre deux mètres cinquante et trois mètres.
Cette abondance a un effet direct sur les prix : la concurrence y est plus vive qu'ailleurs, et c'est la diagonale où l'on trouve les meilleures affaires en valeur absolue. Passer de 50 à 55 pouces coûte 111 € de plus en médiane, un arbitrage presque toujours favorable.
Le mot désigne un filtre à quantum dots posé devant un rétroéclairage LED. Il ne dit rien de la façon dont ce rétroéclairage est organisé, et c'est pourtant là que se joue la qualité d'image.
Un QLED à rétroéclairage périphérique éclaire la dalle par les bords : aucune gradation locale, donc des noirs gris dans les scènes sombres. Un QLED à rétroéclairage intégral divise l'écran en zones qu'il peut assombrir indépendamment. Deux modèles portant le même sigle, au même prix, peuvent se situer de part et d'autre de cette frontière. Le carton ne le précise jamais.
Samsung place quarante-deux références, TCL treize, Hisense dix. Le reste se disperse entre Xiaomi, Haier, Sharp et une part notable de modèles dont la marque n'est pas renseignée dans nos flux.
Côté système, quarante-et-une références tournent sous Tizen, trente sous Google TV, douze sous VIDAA — le système maison de Hisense, correct mais au catalogue d'applications plus étroit. Ce choix compte davantage sur la durée que la fiche technique : un système lent au bout de deux ans gâche un bon écran.
Le premier quartile tombe à 458 €, le troisième à 959 €. En dessous de 450 €, on obtient un QLED périphérique de marque secondaire : correct en pièce éclairée, décevant sur un film sombre. Entre 450 et 700 €, le cœur du marché, avec les Samsung Q60 et les TCL série C.
Au-delà de 900 €, la question change : à ce niveau, un Mini-LED de la même diagonale devient accessible et apporte une vraie gradation par zones. Payer 1 200 € pour un QLED périphérique de 55 pouces n'a plus de sens en 2026.
Dix-neuf références sur cent quinze dépassent 100 Hz. C'est peu, et cela reflète une réalité du marché : le 120 Hz reste un marqueur de milieu de gamme, absent des QLED d'entrée.
Trente-quatre références déclarent le VRR. Si l'écran est destiné à une PS5 ou une Xbox Series X, il faut viser la fourchette haute de cette page, ou regarder du côté du Mini-LED où la proportion s'inverse complètement.
Entre 450 et 800 €, le QLED en 55 pouces est probablement le meilleur achat du marché toutes technologies confondues : image lumineuse, couleurs solides, aucune usure de dalle à craindre, et le Dolby Vision sur trente-cinq références.
Au-dessus de 900 €, changez de rayon. Le Mini-LED coûte 91 € de plus en médiane sur cette diagonale et apporte davantage. Et si votre pièce est sombre et que vous regardez surtout des films, l'OLED reste devant, à condition d'accepter de doubler le budget.
Quarante-et-une références sous Tizen, trente sous Google TV, douze sous VIDAA. Ce choix pèse plus lourd sur la durée que n'importe quelle ligne de la fiche technique, et personne ne le compare en magasin.
Tizen reste rapide au bout de trois ans, c'est son mérite principal. Google TV offre le catalogue d'applications le plus complet mais demande davantage de ressources : sur un modèle d'entrée de gamme peu doté en mémoire, l'interface devient pénible au bout d'un an. VIDAA, chez Hisense, fonctionne correctement mais perd les services de niche.
Cette sélection contient quelques modèles mal classés par nos flux marchands : un Xiaomi de 43 pouces et un TCL reconditionné y figurent malgré le filtre de diagonale. Le taux de désaccord entre le champ de taille et le titre du vendeur tourne autour de quatre pour cent après correction de notre base.
La parade est simple et vaut pour tout comparateur : la référence du modèle est plus fiable que les champs techniques. Chez Samsung, les deux chiffres qui précèdent le Q donnent la diagonale ; chez TCL et Hisense, elle ouvre la référence. Un coup d'œil au nom du produit lève le doute en deux secondes.