Sharp occupe aujourd'hui le milieu et l'entrée de gamme européenne. La marque japonaise, longtemps pionnière du LCD, est passée sous contrôle de Foxconn et sa gamme européenne est désormais assemblée à ce titre.
Le positionnement est celui du rapport qualité-prix, avec Google TV ou Android TV sur la plupart des références et une offre concentrée entre 32 et 65 pouces.
L'essentiel du catalogue tient dans le LED et le QLED, avec des caractéristiques honnêtes pour le prix : 4K à partir de 43 pouces, Dolby Vision sur plusieurs gammes, système applicatif complet.
On ne trouve ni OLED ni Mini-LED significatif dans l'offre européenne. Sharp ne joue pas sur ce terrain.
Le prix, d'abord, souvent inférieur aux marques historiques à caractéristiques comparables. Google TV ensuite, qui garantit un catalogue d'applications complet et des mises à jour venant de Google plutôt que du fabricant — un avantage réel sur les marques dont le suivi logiciel est incertain.
La disponibilité en grande distribution enfin, qui simplifie l'achat et le retour.
Le traitement d'image reste basique. Sur une source 4K propre, le résultat est correct ; sur une chaîne hertzienne en définition standard, l'image devient molle et bruitée.
Le rétroéclairage est le plus souvent périphérique, sans gradation locale, ce qui limite le contraste et rend le HDR peu convaincant malgré les logos affichés.
Le son, enfin, est au niveau du segment : étroit, sans grave, à compléter.
Sharp convient pour un écran secondaire, une chambre, une résidence secondaire, ou un premier équipement à budget serré. À 300 € en 43 pouces, la proposition est cohérente.
À écarter comme écran principal de salon si vous regardez beaucoup de contenus variés : le traitement d'image et le rétroéclairage vous limiteront. À ce budget, Hisense ou TCL offrent généralement davantage.
C'est probablement la meilleure raison de considérer la marque. Sur les modèles équipés de Google TV, les mises à jour d'applications viennent de Google et non du fabricant — ce qui neutralise le principal risque des marques sous licence : l'abandon logiciel.
Vérifiez malgré tout la mémoire disponible. Google TV demande des ressources, et sur un modèle d'entrée de gamme la plateforme peut être à l'étroit au bout d'un an.
L'offre se concentre entre 32 et 65 pouces, avec le meilleur rapport qualité-prix autour du 43 et du 50. Au-delà de 65 pouces, la marque n'est plus compétitive face à Hisense et TCL.
En 32 pouces, Sharp propose des modèles Full HD à des tarifs très bas, ce qui est cohérent : à cette diagonale, la 4K ne sert à rien et l'économie est bien placée.
Sharp est un choix pragmatique pour un écran secondaire ou un premier équipement, particulièrement en 43 pouces sous Google TV autour de 300 €.
Comme écran principal de salon, nous orienterions vers Hisense ou TCL : à budget comparable, le rétroéclairage et le traitement d'image y sont d'un autre niveau, et le Dolby Vision plus largement présent.