Quatre-vingt-sept téléviseurs OLED chez un seul constructeur, du 42 pouces à 779 € au 88 pouces 8K à 11 745 €. La médiane s'établit à 1 799 €.
LG n'achète pas ses dalles OLED, il les fabrique : ses usines fournissent aussi Philips, Panasonic et Sony. Cela ne rend pas ses téléviseurs meilleurs par principe, mais explique deux choses concrètes — l'étendue des diagonales, de 42 à 88 pouces, et le fait que les nouvelles générations de dalle arrivent ici en premier.
La gamme se lit à la lettre qui suit OLED dans la référence. Le B est l'entrée, sur une dalle de génération précédente. Le C fait le volume des ventes et reste le meilleur compromis du catalogue. Le G, dit evo, monte en luminosité avec un traitement de dalle différent, et c'est là que l'OLED répond enfin au reproche du manque de lumière.
Un OLED55G3 s'affiche à 2 699 €, un OLED42C5 à 779 €. Entre les deux il y a la diagonale, mais aussi deux générations de dalle et un écart de luminosité qui se voit en plein jour, rideaux ouverts.
Neuf références en 48 pouces et six en 42 : ce sont les seules à moins de 900 €, et elles n'existent quasiment que chez LG. Aucun autre constructeur du comparateur ne descend sous 48 pouces en OLED.
Ces petites diagonales ont un usage précis, le bureau. Un 42 pouces OLED à 120 Hz posé à un mètre fait un écran de jeu remarquable, et c'est un marché que LG a ouvert presque seul. En salon à trois mètres, en revanche, 42 pouces sont trop petits : visez 55 au minimum.
Cinquante-trois références déclarent 120 Hz et onze montent à 165 Hz. Rapporté à quatre-vingt-sept modèles, c'est la gamme la plus rapide du comparateur, et l'écart avec la concurrence est net : chez Samsung QLED, treize références seulement dépassent 100 Hz sur deux cent deux.
Ajoutez le VRR sur quarante-deux références et le Dolby Vision sur autant. Pour une console de dernière génération, c'est le catalogue le mieux armé du site, sans discussion.
Le marquage permanent existe. Il ne menace pas un usage varié, mais un bandeau de chaîne d'information affiché huit heures par jour finit par s'inscrire dans la dalle. Si votre téléviseur sert de fond permanent sur la même chaîne, l'OLED est le mauvais choix et un Mini-LED fera mieux pour moins cher.
La luminosité ensuite : même sur un G evo, une pièce plein sud aux murs blancs met l'OLED en difficulté là où un Mini-LED encaisse. Enfin une réserve sur nos propres données, une référence LCD de 28 pouces étant classée OLED dans le catalogue. Fiez-vous à la référence du modèle, qui commence toujours par OLED chez LG.
Soixante-deux références tournent sous webOS. Le système est fluide, complet en applications françaises, et LG annonce désormais plusieurs années de mises à jour majeures — un engagement que peu de constructeurs prennent par écrit.
Sa télécommande à pointeur divise franchement : on s'en sert comme d'une souris à l'écran, ce qui est confortable pour naviguer dans une grille d'affiches et imprécis pour saisir du texte. Essayez-la avant de juger, c'est le genre de détail qui décide de la satisfaction sur cinq ans.
Onze références en 83 pouces, neuf en 77, deux en 100. Cette amplitude n'existe chez aucun autre constructeur d'OLED, et elle s'explique par la position de LG comme fabricant de dalles : les formats de niche sortent d'abord de ses usines.
Au-delà de 83 pouces, deux réserves pratiques. Le poids d'abord, souvent supérieur à cinquante kilos, ce qui impose un support mural adapté et une pose à deux personnes. La livraison ensuite : un carton de 83 pouces ne passe pas dans toutes les cages d'escalier, et le transporteur n'a aucune obligation de le porter à l'étage. Mesurez le chemin, pas seulement le mur.