Google TV est la plateforme de Google, adoptée par TCL, Sony, Philips, Hisense et plusieurs marques d'entrée de gamme. Elle succède à Android TV, dont elle reprend la base technique en changeant l'interface.
Son atout est le catalogue d'applications, le plus complet du marché, et l'intégration de l'assistant Google. Son défaut est une interface centrée sur la recommandation de contenu, parfois au détriment de l'accès direct à ce que vous cherchez. Prix moyen autour de 1 050 €, avec un premier prix à 155 €.
C'est le point où Google TV domine sans discussion. Toutes les applications de streaming françaises y sont, y compris les services de rattrapage des chaînes nationales, et les nouveautés arrivent d'abord ici. Les systèmes propriétaires de Samsung et LG couvrent l'essentiel mais accusent parfois plusieurs mois de retard sur un service secondaire.
S'y ajoute la diffusion intégrée depuis un téléphone, sans configuration. Envoyer une vidéo sur l'écran depuis un mobile Android fonctionne du premier coup, ce qui n'est pas le cas partout.
L'écran d'accueil est construit autour des recommandations. Google agrège vos abonnements et propose un flux continu de contenus, sponsorisés compris. Pour qui aime se laisser guider, c'est confortable. Pour qui veut ouvrir une application précise et rien d'autre, c'est un détour permanent.
On peut réorganiser partiellement, épingler des applications, réduire certaines rangées. On ne peut pas revenir à une simple grille. Sur les modèles d'entrée de gamme, ce flux à charger ralentit aussi le démarrage.
C'est le piège spécifique de cette plateforme, et il est réel.
Google TV demande davantage de ressources que Tizen ou webOS. Sur un téléviseur d'entrée de gamme équipé de peu de mémoire vive et d'un stockage limité, l'expérience se dégrade nettement au bout d'un an : lenteurs à l'ouverture, impossibilité d'installer de nouvelles applications, mises à jour qui échouent faute de place.
La fiche technique mentionne rarement cette information, et c'est précisément celle qui prédit le vieillissement. En cas de doute, un boîtier externe reste la sortie de secours — mais autant le savoir avant l'achat qu'après.
Techniquement la même base. Google TV est la couche d'interface récente, Android TV l'ancienne, encore présente sur des modèles en stock et sur certaines marques. Les applications sont compatibles dans les deux cas.
Un modèle encore en Android TV n'est pas disqualifié : l'interface est plus sobre, et certains la préfèrent. Vérifiez simplement que le constructeur assure encore des mises à jour de sécurité.
Google TV convient si vous utilisez beaucoup d'applications différentes, si vous êtes déjà dans l'écosystème Google, ou si vous visez une marque comme TCL, Hisense ou Xiaomi dont le rapport qualité-prix matériel est excellent.
À éviter en revanche sur un modèle très bas de gamme : c'est la combinaison où la plateforme vieillit le plus mal. Sur ce segment, un système plus léger comme VIDAA ou Titan OS tiendra mieux la distance.
La recherche vocale est l'un des rares arguments où la plateforme dépasse nettement ses concurrentes. Demander un film par son titre et le voir s'ouvrir dans la bonne application, sans savoir laquelle le propose, fonctionne réellement bien en français.
Le revers est la présence d'un micro toujours à l'écoute sur la télécommande, et parfois dans le téléviseur. Le bouton de coupure physique existe sur la plupart des modèles ; sur ceux qui n'en ont pas, la désactivation se fait dans les réglages, et il faut la chercher.
Google TV équipe des téléviseurs très différents. Chez Sony, elle est associée à l'un des meilleurs traitements d'image du marché. Chez TCL et Hisense, à un rapport qualité-prix matériel remarquable. Sur des marques d'entrée de gamme, au strict minimum en puissance de calcul.
Autrement dit, « Google TV » ne prédit pas la qualité du produit. Deux téléviseurs partageant la même plateforme peuvent offrir des expériences opposées, uniquement parce que l'un a de la mémoire et l'autre pas.