Cinquante-neuf téléviseurs OLED en 55 pouces, médiane à 1 358 €. Voici la comparaison qui compte : sur la même diagonale, le QLED affiche 608 € de médiane et le Mini-LED 699 €.
Plus parlant encore, le premier quartile de cette page se situe à 1 059 €, quand le troisième quartile des QLED de 55 pouces plafonne à 959 €. Autrement dit, l'OLED le moins cher de cette diagonale coûte plus que le QLED le plus cher. Le choix n'est donc pas un ajustement de budget, c'est un changement de catégorie.
Un contraste que rien d'autre n'atteint. Chaque pixel produit sa propre lumière et s'éteint complètement, donc le noir est un vrai noir, sans halo, sans voile, sans gradation approximative. Sur un film sombre dans une pièce sombre, aucun Mini-LED n'égale ce rendu.
Vous achetez aussi un angle de vision qui ne se dégrade pas, ce qui compte réellement quand cinq personnes regardent un match depuis un canapé large, et un temps de réponse de l'ordre de la microseconde contre plusieurs millisecondes en LCD.
La luminosité d'abord. Une pièce plein sud aux murs blancs, rideaux ouverts, met l'OLED en difficulté là où un Mini-LED encaisse. Les dalles evo récentes ont beaucoup progressé, mais l'écart subsiste et il se voit à midi.
Le marquage ensuite. Il ne menace pas un usage varié, mais un bandeau de chaîne d'information affiché huit heures par jour finit par s'inscrire. Si votre téléviseur tourne en fond permanent sur la même chaîne, cette page n'est pas la bonne : allez voir le Mini-LED, vous paierez moitié moins et dormirez mieux.
LG place vingt-quatre références, Samsung quatorze, Philips sept. Les dalles viennent des mêmes usines — celles de LG Display pour la quasi-totalité du marché — mais le traitement d'image, lui, distingue nettement les marques.
webOS équipe vingt-trois références, Tizen quatorze. Trente modèles annoncent 120 Hz, trente-trois le VRR, quarante-quatre le Dolby Atmos : c'est, avec le Mini-LED, la sélection la mieux dotée du comparateur pour une console récente.
Le tarif le plus bas de cette page tourne autour de 437 €, mais il correspond à un Thomson QLED classé par erreur dans cette technologie. Le vrai ticket d'entrée en OLED de 55 pouces se situe plutôt vers 900 €, sur un modèle de génération précédente.
Notre conseil, pour finir : si votre budget plafonne à 1 000 €, un Mini-LED de 65 pouces vous donnera plus de plaisir qu'un OLED de 55 d'occasion ou de fin de série. La diagonale se remarque tous les jours, le niveau de noir seulement le soir.
Les quatorze références Samsung de cette page ne reposent pas sur la même dalle que les vingt-quatre LG. Samsung utilise le QD-OLED, où une couche bleue traverse un filtre à quantum dots ; LG utilise le WOLED, avec un sous-pixel blanc qui apporte de la luminosité au prix d'une légère désaturation dans les hautes lumières.
En pratique, le QD-OLED donne des couleurs plus intenses sur les scènes très lumineuses, le WOLED tient mieux les blancs. L'écart est réel mais mince, et il ne devrait pas décider d'un achat : le traitement d'image et le système compteront davantage sur cinq ans d'usage.
La question qui revient toujours est celle de l'usure. Les dalles OLED actuelles sont données pour environ 100 000 heures avant de perdre la moitié de leur luminosité, soit une trentaine d'années à huit heures par jour. La durée de vie n'est donc pas le vrai sujet.
Le vrai sujet est le marquage différentiel : ce n'est pas la dalle qui s'use trop vite, c'est une zone qui s'use plus que les autres. Un logo de chaîne, une barre de score, un HUD de jeu affichés des milliers d'heures au même endroit finissent par se distinguer sur un fond uni. Les constructeurs ont ajouté des parades — décalage de pixels, compensation automatique — qui repoussent le problème sans le supprimer. Usage varié, aucun souci ; même chaîne toute la journée, choisissez autre chose.