Un QLED de 32 pouces à 179 €. C'est le prix d'entrée de TCL sur cette page, et il résume la stratégie du constructeur chinois : arriver systématiquement sous les marques historiques, à caractéristiques comparables.
Soixante-cinq références, une médiane à 539 €, des diagonales de 32 à 98 pouces. Google TV équipe quarante-et-une d'entre elles, Android TV huit autres. À budget égal, TCL propose presque toujours une diagonale de plus que Samsung.
La médiane TCL en QLED s'établit à 539 €, contre 1 068 € chez Samsung sur la même technologie. L'écart ne vient pas seulement du positionnement : les deux gammes ne se recouvrent pas complètement, TCL étant très présent sur les petites diagonales et sur le très grand format.
À taille comparable, l'écart tourne plutôt autour de 25 à 30 %. Un QLED TCL de 55 pouces se négocie près de 400 €, quand l'équivalent Samsung démarre au-delà de 500 €. Sur le papier, les deux fiches se ressemblent beaucoup.
Le traitement d'image d'abord. Sur les scènes rapides et les contenus compressés, l'interpolation TCL décroche plus vite, et les artefacts se voient davantage sur un match de football en flux hertzien que chez un Samsung ou un Sony du même prix.
Le suivi logiciel ensuite, plus irrégulier. Google TV limite les dégâts, les mises à jour applicatives venant de Google, mais les correctifs de firmware sont moins réguliers. La finition enfin, honnête sans plus, avec des pieds qui vibrent parfois sur les grandes diagonales.
Seize références déclarent 144 Hz et vingt dépassent 100 Hz, sur soixante-cinq modèles. Proportionnellement c'est bien mieux que chez Samsung QLED, et à des tarifs sans équivalent : trouver du 144 Hz sous 600 € n'est possible que chez TCL et Hisense.
Le VRR est déclaré sur trente-cinq références, le Dolby Vision sur trente-deux. Pour une console ou un PC branché au salon, c'est le meilleur rapport fréquence-prix du comparateur. Vérifiez tout de même le nombre de ports HDMI 2.1, souvent limité à deux.
TCL emploie « QLED » très largement, y compris sur des modèles dont le rétroéclairage est en réalité du Mini-LED, les C89L et Q8C par exemple. À l'inverse, certains modèles vendus comme QLED ont un rétroéclairage périphérique tout à fait classique.
Le nom commercial ne suffit donc pas. Ce qui sépare vraiment deux TCL du même prix, c'est le nombre de zones de gradation, information que le carton ne porte jamais. À budget donné, préférez les séries C aux séries S, plus dépouillées.
Quarante-et-une références sous Google TV, huit sous Android TV. C'est l'argument le plus solide de TCL après le prix, et il est structurel : les mises à jour applicatives viennent de Google, pas du constructeur, ce qui neutralise en partie la faiblesse de TCL sur le suivi logiciel.
Le revers est connu. Google TV réclame plus de ressources que Tizen ou webOS, et sur un modèle à moins de 300 € l'interface devient lente au bout d'un an. Sur les séries C, mieux dotées, le problème ne se pose pas.
Quatre références en 98 pouces sur cette page, dont un 98Q8C à 2 379 €. Aucune marque historique ne s'approche de ce tarif dans cette diagonale, et c'est le terrain où TCL est le plus difficile à concurrencer.
Trois précautions avant de céder. Le recul nécessaire dépasse trois mètres cinquante. Le carton ne passe pas partout, et la livraison à l'étage n'est jamais garantie. Enfin le nombre de zones de gradation, sur une surface aussi grande, compte encore plus qu'en 55 pouces : un 98 pouces à faible nombre de zones montrera ses halos de façon spectaculaire.